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Le physique et le tennis

La préparation physique au tennis ... les débuts

Dans les années 80, la préparation physique a commencé à prendre une place à part entière dans l’entraînement du joueur de tennis. Yvan Lendl fût l’un des premiers à subir un entraînement physique foncier digne d’un marathonien, et cette donnée était considérée comme la qualité essentielle de tout joueur de tennis. Je garde le souvenir de séances qui me paraissaient interminables au début des années 90 où l’accent était mis sur le développement de notre endurance. A cette époque les spécialistes s’appuyaient de façon plutôt empirique et intuitive.
Aujourd’hui considérée d’importance secondaire par les préparateurs physiques, elle est néanmoins la base de toute vie sportive solide et durable. Le constat du rapport du tableau de Fox et Mathews (cf: Fox et Mathews, « Interval Training) tendrait à confirmer cette tendance car 10% seulement de la force du joueur lors d’un match de tennis est en effet puisée dans la filière aérobie.
Depuis quelques années l'entrainement physique au tennis est devenu plus scientifique avec l’avancée des nouvelles technologies. Le Team Lagardère en est la preuve aujourd’hui avec la création d’un centre d’expertise scientifique au service de la performance sportive, ce qui n’avait jamais été fait auparavant en France. Les technologies modernes offrent de nouvelles possibilités d’analyse du mouvement, c’est donc le souhait de replacer les dimensions technique et tactique au coeur du modèle plutôt que seulement les capacités énergétiques et musculaires.

Les filieres énergétiques dans la preparation physique au tennis

Les filières énergétiques et les efforts physiques mobilisés au tennis comme dans tout sport sont : la filière anaérobie alactique, la filière anaérobie lactique, et la filière aérobie. Dans le tennis, d’après Fox et Mathews (cf : Fox et Mathews, « Interval Training » ), les efforts de type anaérobie alactique (vitesse-force) constituent 70% des efforts lors d’un match de tennis, ceux du type anaérobie lactique (résistance), 20%, et ceux de type aérobie (endurance), 10%. Précisons néanmoins qu’il s’agit d’une moyenne qui peut varier selon les niveaux et les styles de jeu, mais aussi les surfaces sur lesquelles on pratique le tennis. En effet, un match de tennis sur terre battue n’a pas le même scénario qu’un match sur surface rapide. Il est important de noter que la valeur du VO2 max, c’est à dire la possibilité pour l’organisme de fournir une grande quantité d’oxygène aux cellules, conditionne entre autres le rendement optimum de la filière anaérobie lactique.

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